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Cour Khorsabad Musée Louvre
 
La cour Khorsabad est une évocation du palais de Sargon (721-705 av.n.) à Dûr-Sharrukin, cette " forteresse de Sargon ", actuelle Khorsabad dans le Kurdistan iranien, et qui fut construite en à peine dix ans sur un terrain vierge. Avec Nimrud et Ninive, c'est l'une des capitales du grand Empire néo-assyrien qui, à partir d'une zone enclavée du Nord de la Mésopotamie (actuel Irak), réussira à dominer la plus grande partie du Proche-Orient dans la première moitié du 1er millénaire av.n.è.
 
 

Sargon II et un dignitaire

AO 19873
Richelieu salle 4
    

La découverte des ruines
du palais de Khorsabad a sorti ce
roi assyrien cité en Esaie 20:1

des ténèbres de l’histoire profane
pour l’élever à la notoriété historique.

Longtemps considéré comme imaginaire
Sargon II est aujourd’hui un
des rois d’Assyrie les
mieux connus. A2122

Il est présenté ici tenant le bâton
auprès d’un haut dignitaire placé
à sa droite, sans doute le corégent
et prince héritier Sennachérib.

 Le roi Sargon II, cité dans la Bible

L’art assyrien ou babylonien est stéréotypé : les dieux, les rois et leurs sujets sont hiérarchisés en fonction de leur grandeur, selon des représentations conventionnelles. De plus, sans doute pour éviter une ambiguïté avec un haut fonctionnaire, le corégent est souvent représenté comme une réplique du roi, avec aussi quelques attributs royaux: couronne (base de la tiare), rubans à pompons et bracelets portant des cocardes royales.
 
Lorsqu’un personnage à côté d’un roi est représenté de la même taille, avec une tiare,
il s’agit d’un autre roi.  Le cas le plus fréquent est celui du roi est avec son corégent.
 
 
Le corégent est souvent représenté
comme une réplique du roi,
avec des attributs royaux.
 
 
Lorsqu’un personnage à côté d’un roi est représenté de la même taille, avec une tiare, il s’agit d’un autre roi. Par exemple, sur le relief de gauche, Salmanazar III (859-824), roi d’Assyrie (à droite) et Marduk-zakir šumi Ier (855-819), roi de Babylone (à gauche), se serrent la main, en signe d’alliance et de soutien réciproque.
 
 
 
Le cas le plus fréquent est celui du roi est avec son corégent. A droite, le roi Darius et le corégent Xerxès sont représentés à l’identique et plus grands que les autres personnages. Ces représentations ne comportent apparemment aucune exception. 

 Une ressemblance avec le relief de Lakish

On note la très grande ressemblance avec le relief de Lakish (du British Museum) : Sennachérib étant à gauche et Sargon à droite. Sur le relief sculpté de Lakish, le corégent faisant face au roi, assis sur le trône, ne peut être Ardu-Mulissu (le Adrammélek d’Isaïe 37:38), car celui-ci n’a été désigné prince héritier qu’en -698, soit 3 ans après la 3e de campagne de Sennachérib. Le roi assis sur le trône est donc Sargon, face à Sennachérib. Un autre élément confirme cette identification: l’étiquette au-dessus du corégent précise qu’il s’agit de Sennachérib. A2105
 
 
La correspondance royale confirme la corégence entre Sargon et Sennachérib. Cette royauté partagée pourrait expliquer un détail du texte biblique, en 2 Rois 19:17 : « Les rois d’Assyrie ont dévasté les nations et leurs pays ». Pourquoi le pluriel ? Une telle formulation sous-entend Sargon et Sennachérib. De plus, les campagnes militaires de ces rois sont mentionnées en parallèle (2 Rois 18:13-17; 2 Chroniques 32:9; Isaïe 20:1). Le parallélisme, entre la campagne de Sargon datée de sa 10è année et la 3è  campagne de Sennachérib, s'expliquerait par une corégence entre ces deux souverains qui est particulièrement évidente sur ce relief du Louvre.
 
Cette royauté partagée
ou corégence
pourrait expliquer un
détail du texte biblique
 

« Les rois d’Assyrie ont dévasté
les nations et leurs pays ».

2 Rois 19:17

 
Le fait que Sennachérib n’ait pas pris Jérusalem reste incompréhensible et confirme indirectement la version biblique. La corégence de 10 ans entre Sargon et son fils Sennachérib, découlant du récit biblique, est refusée par les assyriologues car ces derniers préfèrent s’en référer à la chronologie des égyptologues. Les Assyriens font mention de leurs relations avec les Israélites dans leurs différents textes. Mais l’objet principal des inscriptions sur monuments n’est pas de fournir une histoire suivie du règne ; elles ont rarement un ordre chronologique. A26

La vanité du roi l’a souvent obligé à prendre des libertés avec l’exactitude historique. Les annales royales jonglaient-elles aussi avec les faits et les chiffres selon son bon plaisir. A2104
 
C’est le cas des documents sargoniques.
On le voit, la ‘ désinformation ’ n’est pas
une technique nouvelle.

Même les listes d’éponymes? ou de limmou, qui énumèrent simplement les noms, parfois accompagnés de la mention d’une campagne militaire, manquent de fiabilité.
 

« L’année où le général en chef
envoyé par Sargon,
roi d’Assur,  vint à Ashdod
pour l’attaquer
et s’en emparer »

Isaïe 20:1

 
 
 
Même l’histoire synchronique assyrienne, tablette célèbre contenant un récit concis des relations entre l’Assyrie et la Babylonie, n’est pas tenue pour absolument exacte.  « Nous pouvons considérer ce document même pas comme de l’histoire au vrai sens du terme , mais simplement comme une inscription dressée à la gloire d’Ashour. » A28
 
A l’inverse l’honnêteté des chroniqueurs de la Bible et leur souci sincère de rapporter la vérité accroît notre confiance dans ‘ la parole de Dieu ’ (1 Thessaloniciens 2:13). Les plus sûres indications sur le synchronisme entre Assyrie et Israël-Juda restent celles du récit biblique.
 
 
 
 
 
 
 

 





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