Découvrez le Louvre avec la Bible
Une visite
de trois départements
du Louvre
En vingt trois étapes


Babylone
Adorant de Larsa
Code de Hammurabi
Vase de la déesse Ishtar
Foies divinatoires
Calendrier zodiacal
Sargon II
Svastika et croix
Sit Shamshi
Chapiteau Palais Darius
Trône d´Asharté
Stèle de Mesha
Baal au foudre

Vases canopes
Scribe accroupi
Triade d´Orsokon
Gobelets aux squelettes

Le dieu Pan
Supplice de Marsyas
La Pâque
Titus
Relief mithriatique
Tablette d´écolier
  Siège votif dit « Trône d’Ashtarté »

AO 4565


Sully salle 17 b



Déesse des Cananéens,
considérée comme la femme de Baal,
Astarté est le nom grec pour Ashtoreth.


Elle a gardé l’héritage de l’Ishtar babylonienne
qui elle-même avait pris la succession
de l’Inanna sumérienne.


Elle est souvent représentée sous les traits d’une femme nue aux organes sexuels hypertrophiés.

La prostitution sacrée faisait partie de son culte
 
A côté des représentations aniconiques (pierres dressées, poteaux sacrés, Ashéra, , note), les figurations anthropomorphiques de ces divinités, comme les ‘ images sculptées ’ () constituèrent un véritable ‘ piège ’ pour les Israélites (). De cette vision du panthéon en face duquel ils se trouvaient ainsi placés quotidiennement, on comprend mieux l’interdit du Décalogue : « Tu ne te feras aucune image sculptée […] Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas » (Exode 20:4-5).
 
Le terme ashtorèth au singulier
figure pour la première fois dans la Bible
au moment où Salomon
se met à adorer
cette ‘ déesse des Sidoniens ’

- .
 

« Tu ne te feras aucune image sculptée Tu ne te prosterneras pas
devant ces dieux et
tu ne les serviras pas »

Exode 20:4-5

 
On le retrouve quand Josué détruit les hauts lieux bâtis pour ‘ la chose immonde ’ des Phéniciens (2 Rois 23:13). Le pluriel ashtarôth désigne probablement les images ou les représentations de cette déesse païenne (). Son culte était peut-être pratiqué en Canaan dès l’époque d’Abraham, car une des villes du pays portait le nom d’Ashteroth-Qarnaïm. - .
 
  Vase de la déesse Ishtar     AO 17000

 
Ce grand vase cultuel est orné de l’image d’Ishtar.

Ishtar, ou Inanna pour les Sumériens, est à la fois déesse de la guerre, et l’incarnation divine de l’amour, maîtresse de la sexualité et de la fertilité.

Il faut sans doute voir en elle l’ancêtre des déesses-mères. Elle sera Isis en Egypte, Aphrodite en Grèce, Vénus à Rome, Astarté en Phénicie, Ashthoreth dans la Bible.

Ce prototype babylonien est la source du culte ultérieur des déesses-mères. Essentiel et omniprésent dans l’histoire de l’homme, il constitue un des thèmes majeurs à l’origine des religions et des civilisations.
 
Les documents découverts en 1929 à Ras Shamra (l’Ougarit antique) ont confirmé la nature extraordinairement vile et perverse du culte cananéen. Les déesses Astarté, Anath et Ashérah symbolisaient à la fois la luxure, la violence sadique et la guerre. Les rites et les fêtes des déesses de la Fécondité dégageaient une incontestable sensualité.
 
Les Cananéens adoraient leurs dieux en pratiquant devant eux des actes immoraux, qui avaient valeur de rites religieux, et en assassinant leurs premiers-nés. Il semble que le territoire soit devenu une sorte de Sodome et Gomorrhe à l’échelle nationale.

Une civilisation d’une corruption et d’une brutalité si abominable avait-elle le droit de vivre plus longtemps ? Sommes-nous encore surpris que Dieu ait commandé de les exterminer ? -.
 

Les archéologues qui creusent dans les ruines des villes cananéennes s’étonnent que Dieu ne les ait pas détruites plus tôt qu’il ne le fit.

Le Unger’s Bible Dictionary fait cette remarque (p.912) : “ La religion cananéenne avec son culte orgiaque, la nudité sensuelle et une mythologie grossière se font connaître dans tout leur réalisme. Les critiques ne peuvent plus accuser le Dieu d’Israël d’avoir été injuste en ordonnant la disparition de ces cultes débilitants. ” et le Dictionnaire Manuel biblique de Halley, Vida, 2005, p.184. “ Les archéologues qui creusent dans les ruines des villes cananéennes s’étonnent que Dieu ne les ait pas détruites plus tôt qu’il ne le fit. ”.

 

Une civilisation d’une corruption

et d’une brutalité abominables.

 
Comme son prototype suméro-babylonien, Astarté apparaît sous un double aspect :

tantôt c’est la déesse de la guerre, tantôt celle de l’amour.
 

 « dans sa plus basse expression le caractère érotique de la religion cananéenne s’est forcément abîmé dans les profondeurs les plus sordides de la déchéance humaine »

 
Ici une femme nue, prête aux enlacements qui seront créateur de vie, là une créature vêtue et armée, qui conduit au combat ceux qui la vénèrent.
 
  Ishtar de tell Ahmar     AO 11503 

Richelieu  Antiquités orientales  Rdc salle 6


Sur ce relief la déesse de la guerre est debout sur un lion, son animal-attribut, qu’elle tient en laisse.

Elle est coiffée de la tiare cylindrique ; en couronnement, un disque étoilé.

Une inscription précise l’identification : « Ishtar de la ville d’Arbèles », qui fut en particulière vénération chez les Assyriens.

Astarté était aussi la déesse de la guerre chez les Philistins résidant en Canaan, puisque l’armure de Saül, après sa défaite fut placée dans la maison des images d’Ashtoreth.
.
 
  Dieux égyptiens et étrangers     C 86

Sully 1er étage salle 28 vitrine 1

 





Sur cette stèle figure

à côté de l’égyptien Min et du cananéen Réphech, la syrienne Qadech,

synthèse audacieuse mais exacte
de la déesse mésopotamienne Inanna/Istar
avec ce double aspect de la guerre (le lion)
et de l’amour (la femme nue).

 

 
Voir aussi,
 
Statuette de déesse nue debout   AO 20127  Non exposée

Cette délicate figurine, la « Grande Déesse », aux bras articulés et parée des ses bijoux dévoile sa rondeur féminine. Elle allie le corps de la Vénus lascive et le croissant de la chaste Diane. C’est par l’intermédiaire de plaquettes en terre cuite moulées provenant de Syrie et représentant la déesse Astarté que se propage l’image d’une déesse nue puis habillée.

Pendentif     AO 14714    Sully Levant salle B vitrine 8

Le matériel découvert à Ras Shamra nous rend la figure d’une déesse nue, en terre ou en or. Ici la déesse nue, encadrée de serpents, est montée sur un lion et maîtrise deux caprins.
 
Les figurines sont souvent celle d’une femme dont les organes sexuels sont grossièrement exagérés. A propos du culte phallique des Cananéens, W. Albrigth dit que « dans sa plus basse expression le caractère érotique de leur religion s’est forcément abîmé dans les profondeurs les plus sordides de la déchéance humaine. »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 




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