Les quatre vases « canopes » de Horemsaf E 18876 Sully salle 15 vitrine 1
Ces vases contenaient autrefois des viscères enveloppés de linges et noyés dans des résines. La momification (du terme mumiyah, poix) et l’embaumement ont été des vecteurs importants du savoir médical même si les notions anatomiques et physiologiques restaient limitées. AE15,AE16
D’après le papyrus Ebers, compilation du savoir thérapeutique égyptien contemporain des premiers livres de la Bible (1550 av.n.è), les connaissances médicales étaient purement empiriques et fortement imprégnées de magie et de superstition AE17 ,AE18. Une prescription censée favoriser la cicatrisation recommandait l’application d’excréments humains, une autre associait des formules magiques pour dégoûter le démon du corps de l’homme qu’il possédait. AE19, AE20
On ne trouve aucune empreinte de ces thérapeutiques inefficaces AE21 voire dangereuses dans les écrits de Moïse, bien qu’il fût « instruit dans toute la sagesse des Egyptiens. » (Actes 7:22).
Et les mesures d’hygiène imposées aux Israélites après l’Exode contrastent étonnamment avec nombre des pratiques décrites dans les textes égyptiens.
Le papyrus Ebers est l’un des plus anciens traités médicaux qui nous soit parvenu.
Il aurait été rédigé entre 1500 et 1600 avant J-C, pendant le règne d’Amenhotep Ier.
Découvert par Edwin Smith à Louxor en 1862, il fut acheté ensuite par l’égyptologue allemand Georg Ebers, à qui il doit son nom et sa traduction.
En 2008, il est conservé à la bibliothèque universitaire de Leipzig.
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Papyrus médical E 32847. Cet exceptionnel papyrus médical du Nouvel Empire (1550-1050 av. J.-C) est au monde le deuxième connu par ses dimensions (7 mètres), par le nombre et la largeur de textes qu’il porte. Il est écrit sur ses deux faces de façon continue mais par deux scribes différents. Ces textes relatifs aux grosseurs fournissent indirectement un éclairage inattendu sur le passage du livre de l’Exode relatif aux plaies d’Egypte. Ils prouvent l’importance des pustules aux niveaux tant pathologiques que religieux. Ils détaillent l’association des plus terribles d’entre elles avec le dieu Khonsou. Le rédacteur du texte biblique avait sans aucun doute connaissance de ce lien.
La Loi contenait ainsi des mesures préventives contre la propagation des maladies infectieuses. On peut citer la mise en quarantaine (Lévitique 13:1-5), l’enfouissement des excréments (Deutéronome 23:13), les mesures de prophylaxie et de purification en cas de contamination (Lévitique 11:27-38), la circoncision AE22, AE23pratiquée le huitième jour (Lévitique 12:3), les interdits alimentaires (Lévitique 11:4).
« Le huitième jour,
on circoncira la chair du prépuce de l’enfant. »
Lévitique 12:3
La Circoncision Inv 518
Giulio PIPPI,
dit GIULIO ROMANO
Bois transposé sur toile
Vers 1490
Ces normes d’hygiène élevées concernaient aussi la santé mentale et l’observation des exigences en matière de moralité sexuelle constituait une protection salutaire (Exode 20:14 ; Lévitique 18).
L’exactitude des déclarations bibliques et la sagesse d’un tel code sanitaire AE25 très en avance sur son temps offrent un contraste saisissant avec la médecine des nations environnantes. AE26, AE27
« Si on prend en compte la teneur en vitamine K et prothrombine,
le jour idéal pour pratiquer la circoncision est le huitième. »
Docteur S. McMillen AE24
La loi de Dieu est « parfaite, […] rendant sage l’inexpérimenté, [à la] garder il y a une grande récompense » dit David, appelant aussi son auteur celui « qui guérit toutes tes maladies. » - Psaume 19:7,11 ; 103:2