Triade d’Osorkon II E 6204 874 - 850 avant J.-C. (22e dynastie)
or, lapis-lazuli et verre rouge
H. : 9 cm. ; L. : 6,60 cm.
Sully 1er étage salle 29
Ce pendentif est un des rares travaux d’orfèvrerie conservés aujourd’hui.
Les Egyptiens adoraient des triades de divinités. La plus connue est figurée ici. Elle est formée
du dieu Osiris, assis sur un pilier où est inscrit
le nom d’Osorkon II.
Le dieu est flanqué de deux personnages :
à sa gauche, sa sœur et épouse, Isis,
symbole divin de la Mère, à sa droite,
leur fils Horus. Ceux-ci lèvent la main à hauteur de l’épaule de leur père et époux en un geste protecteur. On les reconnaît à leur attributs :
Tiare à plumes et suaire pour Osiris, tête de faucon et double couronne royale pour Horus, disque encadré de cornes de vache pour Isis, à l’imitation de la déesse Hathor. Osiris est accroupi sur un pilier en lapis-lazuli d’un bleu intense qui le rehausse au niveau des membres de sa famille. Les palmes de la corniche ainsi que le socle sont travaillés en cloisonné d’or, incrusté de lapis et de verre rouge. Horus et Isis ont perdu l’incrustation de leur perruque. AE72AE73
Quelle était la croyance de la nation juive concernant Dieu ? Les Israélites venaient tout juste de quitter l’Egypte quand le commandement suivant leur a été imposé : « Tu ne dois jamais avoir d’autres dieux contre ma face ; Écoute, ô Israël ! Jhwh notre Dieu est un seul Jhwh » - Deutéronome 5:7 ; 6:4
« Tu ne dois jamais
avoir d’autres dieux
contre ma face »
« Écoute, ô Israël !
Jhwh notre Dieu est un seul Jhwh »
Deutéronome 5:7 ; 6:4
Combien de personnes s’expriment ici ? « Un seul » et non trois ! Cette sublime affirmation d’un monothéisme strict était une déclaration de guerre à tout polythéisme. Le Shema ne laisse aucune place à la trinité des chrétiens, qui constitue de fait une négation de l’Unité de Dieu. La profession de foi en l’unicité de Dieu exprimée dans le Shema, prière qui reprend les termes de Deutéronome 6:4, est d’ailleurs un élément central du culte synagogal. AE71
Cette conception d’un dieu trinitaire se retrouve au Proche-Orient et déjà à Babylone. Ce relief cultuel a été trouvé à Palmyre, ancienne ville de Syrie ruinée par les Romains sous Aurélien, et communément identifiée à Tadmor. - 2 Chroniques 8:4.
Triade de Beelshamên AO 19801
Sully salle 20 vitrine 3 (2)
Les trois divinités majeures de la ville
sont représentées sous l’aspect de
soldats romains.
Baal, qualifié de « Seigneur du ciel » ou
« Chevaucheur des nuées » paraît entre le dieu-lune Aglibôl à sa droite et le dieu-soleil Malkbêl à sa gauche.
Le panthéon égyptien porte manifestement l’empreinte d’un héritage babylonien. Les rapports qu’entretenaient Osiris et Isis et leurs caractéristiques respectives correspondent étonnamment à ceux des divinités babyloniennes, Tammouz et Ishtar. AE50, AE51
Sur l’orbe de la stèle comme sur la voûte céleste se tiennent les divinités astrales, Sîn, la lune, Shamash, le soleil, et Ishtar, sous la forme de l’étoile figurant la planète Vénus.
Les dieux sont représentés par leurs symboles : les tiares à six rangs de cornes pour Anu et Enlil, la tête de bélier et le poisson-chèvre pour Ea/Enki, et enfin l’emblème de la déesse de la terre, Ninhursag.
Triade babylonienne Sb 22 >
L’artiste, formé dans le cercle de Memling à Bruges avant 1488, témoigne dans son œuvre castillane d’une grande liberté iconographique et d’un style coloré et lumineux peut-être influencé par Jean Hey qu’il aurait pu rencontrer à Bourges.
Le Couronnement de la Vierge
RF 1966-11
Michel SITTOW
Vers 1525
L’un des trois panneaux qui témoignent de la contribution de Sittow au polyptyque d’Isabelle la Catholique.
< Trinité chrétienne
Il est intéressant de noter que ‘le mot Trinité ne figure pas dans le Nouveau Testament […]. Cette doctrine a pris forme progressivement, sur plusieurs siècles et à travers bien des controverses.’
« La trinité platonicienne ne fut elle-même
au fond qu’une sorte d’arrangement,
de disposition nouvelle, des trinités plus anciennes des peuples qui avaient précédé.
Cette conception de la Trinité divine
du philosophe grec [Platon, IVè siècle
av. n. è] se trouve partout dans les anciennes religions.
Celle à laquelle ressemble le mieux
la Trinité des chrétiens est sans contredit celle des Chinois. »
Maurice Lachâtre AE53
« L’ancien testament ne nous dit rien, implicitement ou explicitement, d’un dieu trin
Il n’existe aucune preuve qu’un quelconque des auteurs sacrés ait seulement soupçonné l’existence d’une Trinité en Dieu. »
Fortman, The Triune God
« D’Egypte vinrent les idées
de trinité divine. »
Will Durant AE59
En fait, beaucoup des caractéristiques des différentes religions, chrétiennes ou non, peuvent trouver leur explication dans une origine commune babylonienne.