le symbole d’une société où l’écriture et la lecture sont considérés comme les fondements de la sagesse et de l’art de gouverner.
Le scribe écrit ici sous la dictée sur un rouleau de papyrus, le visage concentré illuminé par des yeux de cristal enchâssés dans une bague de cuivre. AE40
Un soin particulier est apporté au rendu de l’ossature de son visage et de l’adiposité du ventre ; ce dernier trait signifiait la situation administrative de haut rang du personnage.
L’histoire de l’Egypte était rédigée par les scribes, initiés par des prêtres qui n’hésitaient pas à éliminer de leurs chroniques tout ce qui pouvait déplaire à leurs pharaons et à leurs dieux. Ce qui explique sans doute que les événements mentionnés en Exode chapitres 12 à 14 ne soient pas consignés dans les annales égyptiennes.
Ce ne sera pas la première fois dans l’Histoire que par la propagande on déforme ainsi la vérité.
A l’inverse, la sincérité et l’honnêteté des rédacteurs bibliques, dont Moïse AE41, sont une preuve de l’authenticité du texte saint.
Pour Jésus Christ, « ta parole est vérité ». – Jean 17:17.
Le mot hébreu pour livre, séphèr, est apparenté au nom sophér AE42 qui signifie scribe ou copiste .
Seuls les élèves des temples apprennent les hiéroglyphes, l’écriture sacrée.
Les autres s’initient seulement à l’écriture courante, l’hiératique.
Scribe assis en tailleur A 42
Tête et pieds d’un colosse
du roi Aménophis III A 18-19
Sully salle 12
Réinscrit par Aménophis III, nous avons là un exemple frappant du manque de probité des pharaons.
Sur le socle figure une liste de peuples vaincus dont le pharaon foule la nuque.
Voir Psaume 18:40.
La profession de scribe n’existait pas seulement en Mésopotamie.
Un scribe babylonien de la moitié du deuxième millénaire se serait senti chez lui dans n’importe quel atelier de copistes,
qu’il fût en Syrie, en Canaan, ou même en Egypte.
Josué mentionne une ville cananéenne, Qiriath-Sépher, dont le nom signifie « Ville du Scribe ». – Josué 15:15,16
Le terme Bible dérive du grec biblia
ou ‘ petits livres ’.
Il provient lui-même de biblos,
qui désigne la partie intérieure
de la tige de papyrus.
Le port phénicien de Guébal, d’où l’on importait d’ Egypte le papyrus, en vint à être appelé Byblos par les Grecs. Les habitants de cette ville sont les Bibliens. (Josué 13:5, TMN note).
Aucun des écrits originaux n’existe aujourd’hui. Mais l’étude comparative des quelque 6000 manuscrits des Ecritures hébraïques révèle que le texte a été transcrit fidèlement AE43.
Afin de favoriser la diffusion des Ecritures et de faciliter leur consultation, les premiers chrétiens ont fait œuvre de pionnier dans l’utilisation et l’édition du codex en remplaçant les rouleaux de parchemins par des livres à feuilles AE44. Les plus anciens codices chrétiens connus actuellement, et qui ont été préservés sous le climat sec d’Egypte, sont des papyrus.
« L’intervalle qui sépare la date de
rédaction des manuscrits originaux
de celle des documents les
plus anciens devient si minime
qu’il est en fait négligeable.
L’authenticité et l’intégrité générale
des livres du NT peuvent être
considérées comme établies. »
Sir F. Kenyon AE45
« L’examen des papyrus nous
permet de tirer une première
conclusion importante,
à savoir qu’ils confirment l’exactitude générale des textes existants.
Les variations ne concernent que des choses mineures. » AE43
Sir F. Kenyon
Le soin admirable apporté à la préservation du texte saint et à sa transmission confirme
que « si l’herbe verte [se dessèche], la parole de notre Dieu, elle, durera pour des temps indéfinis. » - Isaïe 40:8 ; 1 Pierre 1:24