« Il a secoué les flèches. Il a examiné le foie.
Dans sa droite s’est trouvée la divination pour Jérusalem. »
Ezéchiel 21:21,22
Ces maquettes font partie d’un lot de 32 foies en argile retrouvés dans le palais de Mari.
Considéré comme le siège principal de la vitalité et des émotions, le foie était examiné pour en tirer des présages.
En Babylonie l’astrologie avait une place dans le culte officiel comme l’un des deux moyens principaux utilisés par les prêtres pour connaître la volonté des dieux, l’autre moyen consistant à examiner le foie d’un animal offert en sacrifice. A177
De nombreux modèles de foie ont été découverts, les plus anciens à Babylone. Ils portaient des augures et des textes cunéiformes utilisés par les ‘ prêtres-magiciens ’ de la cour babylonienne du temps de Daniel (Daniel 1:20; 2:2). Représentation du ciel en miniature, un foie divinatoire était ainsi divisé en zones représentant le « jour » et la « nuit », et son bord en 16 sections qui portaient les divinités du ciel. Les prêtres assyriens étaient appelés barou, ce qui signifie ‘ inspecteur ’ ou ‘ celui qui voit ’.
Présage d’emprisonnement
AO 19829
C’est seulement après avoir eu recours à la divination que Neboukadnetsar décida d’attaquer Jérusalem.
« Il a secoué les flèches. Il a examiné le foie. Dans sa droite s’est trouvée la divination pour Jérusalem. »
Ezéchiel 21:21,22.
Cette pratique chaldéenne a certainement influencé la science augurale étrusque. Certains modèles de foie originaires de Mésopotamie ressemblent à un spécimen de foie en bronze découvert en Italie. Il est divisé en sections dont chacune est désignée, en étrusque, sous le nom d’un dieu patron.
La coutume de prédire par l’interprétation du foie des brebis ou du vol des oiseaux est purement chaldéenne. A185
Maquette d’intestin de mouton AO 6033
Richelieu salle 3 vitrine 15 (22)
L’extispicine, ou examen des entrailles d’un animal sacrifié, était la technique divinatoire la plus répandue. La tablette représente les circonvolutions d’un mouton sacrifié pour une consultation divinatoire.
« La croyance voulait que le dieu à qui était offert un animal s’identifiât à lui : en conséquence, la lecture des signes observés sur ces organes permettait d’accéder à l’esprit des divinités susceptibles d’apporter une réponse à une question sur des événements futurs. Dans le monde mésopotamien et proche-oriental, cette réponse est obtenue par l’examen du foie de mouton. »
Jacqueline Gachet, Le pays d’Ougarit autour de 1200 av. J.-C.
Formule magique et traitement
AO 7682
Salle 3 vitrine 15 (19)
Dans le traitement des maladies, on croyait à l’efficacité de deux moyens d’action : les plantes et le recours à la magie.
Les deux traditions se mêlent dans cette tablette, un remède contre les morsures de scorpions contenant une formule magique en sumérien, suivie d’un traitement en akkadien.
George Roux, médecin et érudit français, fait cette remarque à propos des médecins mésopotamiens. « Leurs diagnostics et pronostics sont un subtil mélange de superstition et de bonne observation clinique.[…] Ils ont fondé leur art sur des concepts métaphysiques, fermant ainsi la porte à la recherche d’explications rationnelles. » A218
Le mot grec utilisé pour spiritisme, pharmakia, signifiait à l’origine le recours aux drogues et formules magiques qui accompagnent l’appel aux forces occultes
Toutes les formes de spiritisme sont condamnées (Deutéronome 18:9-12) et nulle part la Bible en parle en termes favorables.
Le mot grec A179 utilisé pour spiritisme, pharmakia, signifiait à l’origine le recours aux drogues et formules magiques A180 qui accompagnent l’appel aux forces occultes.
Il ne s’agit donc pas d’une ‘ pratique spirituelle ’ mais bien d’une ‘ œuvre de la chair ’ dont la pratique est en contradiction
avec le culte chrétien. (Galates 5:19-21).
‘ Babylone la Grande ’
a égaré toutes les nations
par ses ‘ pratiques spirites ’.
Révélation 18:23
Le dernier livre de la Bible rappelle que Babylone la Grande a égaré toutes les nations par ses ‘pratiques spirites’. - Révélation 18:23; 21:8, note.