Dans la mythologie égyptienne, Nout est la déesse
personnifiant
la voûte céleste AE9.
Elle est couramment représentée sous l’apparence d’une femme au corps très allongé courbée au-dessus de la terre. Elle prend parfois l’apparence d’une vache gigantesque. Sur son ventre sont attachées les étoiles. Notez ici les femmes portant le ciel Cette conception imaginaire contraste nettement avec la déclaration simple mais exacte exprimée dans la Bible. « Il étend le nord sur le vide, il suspend la terre sur rien. » - Job 26:7.
L’astrologie tient une grande place dans l’art de la divination dès le IIe millénaire av.n.è lorsque les prêtres babyloniens établissent le zodiaque.
Ce terme vient d’un mot grec qui signifie cercle d’animaux.
Les signes ne correspondent plus aux constellations qui leur valurent leur nom à l’origine.
Détail d’une femme portant le ciel.
Le culte des étoiles était particulièrement dominant à Babylone. AE10Les serviteurs de Dieu prirent fermement position contre le culte des astres. Ils partageaient la conception des Ecritures, les considérant comme de simples corps matériels qui ne dominaient pas l’homme mais lui servaient de luminaires et de repères temporels. Le fidèle roi Josué « destitua les prêtres des dieux étrangers […] qui faisaient de la fumée sacrificielle pour Baal, pour le soleil, pour la lune, pour les constellations du zodiaque. » (2 Rois 23:5). Cette dernière expression vient du mot hébreu mazzalôth, au pluriel, qui n’apparaît qu’une fois dans la Bible.
Il est à noter que les signes du zodiaque se sont introduits dans les cathédrales de la chrétienté, et à Paris on peut les voir sur le portail gauche et autour de Marie dans l’immense rose centrale de Notre-Dame de Paris et en Bourgogne sur la façade de la basilique de Vézelay AE11. Les historiens de l’art ont constaté depuis longtemps cette influence AE12.
Portail de la Vierge, Façade de la cathédrale Notre-Dame, Paris
Sur les faces latérales basses de ce portail de petits bas-reliefs évoquent les travaux des mois et les signes du zodiaque correspondants.
L’Antiquité classique imaginait l’univers comme un emboîtement de sphères : sur celles des fixes, les étoiles étaient positionnées de façon immuable. L’Islam reprit ces conceptions. Ce n’est pas le cas des écrits bibliques. AE13, AE14
" Il étend le nord sur le lieu vide,
suspendant la terre sur le néant "
Job 26:7
Vers 1500 avant J.-C.
Au VIII è siècle av. n. è, Esaïe parlait du « cercle de la terre » (Esaïe 40: 22).
Le mot hébreu hhug peut aussi signifier ‘ sphère ’.
Dans la Bible de Glaire, le texte se lit : « Celui qui demeure sur le globe de la terre ».
Longtemps avant Aristote (384-322 av.n.è), qui croyait que les étoiles étaient plantées dans le ciel comme des clous,
la Genèse (1:6-8) parlait de la voûte céleste comme d’une étendue (TMN, Thompson).
Et si Jérôme employa le terme firmament (Osty) dans la Vulgate latine, et dont le sens est celui de ‘ voûte solide ’,
le terme hébreu raqia utilisé par Moïse évoque bien l’idée d’étendue ou encore mieux d’expansion.
NASA Goddard Space Flight Center
Image by Reto Stöckli