Découvrez
le Louvre avec la Bible
default|default.titre
Inscrivez-vous
à la Newsletter
www.louvrebible.org
Mésopotamie archaïque
Mésopotamie
Assyrie Ninive
Arslan Tash Til Barsip
Iran Palais de Darius
Phénicie Arabie Palmyre
Syrie côtière
Ougarit Byblos




  Vase à libation du dieu Ningishzida

AO 190

Epoque néo-sumérienne, vers 2120 avant J.-C.
Tello, ancienne Girsu    Chlorite


Richelieu salle 2


L’ensemble de la composition de ce vase cultuel évoque la puissance de régénération de la nature dont ce dieu est le vecteur.

Devant deux reptiles ailés, génies avec leur
tiare à cornes, s’enroulent deux serpents en
une spirale ascendante.

Image de puissance vitale qui évoque aussi le caducée grec.
 
La première attestation d’une libation concerne le patriarche Jacob, lorsque Dieu changea son nom en Israël à Béthel. Pour consacrer ce lieu, « Jacob dressa une stèle de pierre, sur laquelle il fit une libation et versa de l’huile. » - Genèse 35:9-15, 28:18.

Des libations accompagnaient la plupart des sacrifices chez les juifs. Ainsi, une libation de vin suit l’offrande de la première gerbe lors de la fête des Pains sans levain (Lévitique 23:13). En  Esaie 57:6, le prophète fustige les libations faites à des pierres, érigées comme des emblèmes sexuels, auxquelles on rend un culte.

Boire à la santé de quelqu’un n’est plus considéré aujourd’hui comme un geste religieux. Pourtant ‘ cette coutume tire très probablement son origine de l’ancien rite religieux selon lequel on buvait en l’honneur des dieux et des morts. Aux repas, les Grecs et les Romains faisaient des libations et buvaient à la santé de leurs dieux. ’ A130

Cette coutume populaire sociale, aujourd’hui déconnectée de toute implication religieuse,  serait-elle un vestige des libations sacrificielles de l’Antiquité, au cours desquelles on offrait aux dieux un liquide sacré, sang ou vin, en contrepartie de l’exaucement d’un vœu ?
 
 
 
 

 





Haut de page Architecte au plan Déluge et GilgameshAntiquités EgyptiennesAntiquités Romaines