Ce tableau est un souvenir de voyage
réalisé par l’artiste en 1830.
Le monastère n’a pas de porte :
on y accède hissé dans un panier par
une haute lucarne.
C’est dans ce monastère niché au pied du djebel Mousa, identifié au mont Sinaï, que fut découvert au IVè siècle un manuscrit biblique connu aujourd’hui sous le nom de Codex Sinaiticus. Il s’agit de l’une des plus anciennes copies complètes connues des Écritures grecques.
Monastère de St. Catherine
Le monastère à la base de Djebel Musa préserve la tradition byzantine d’identification de cette montagne comme Mt. Sinaï.
Nommée d’après la sainte tuée en martyre en Égypte en 307 après JC, le monastère possède une bibliothèque avec la deuxième plus raffinée des collections d’anciens manuscrits du monde (après le Vatican), comprenant 3500 manuscrits et 2000 rouleaux.
www.bibléLieux.com
La plupart de ceux-ci sont en grec et furent copiés par les moines du monastère. En 1844, l’académicien allemand Friedrich von Tischendorf y découvrit le Codex Sinaiticus, l’une des plus anciennes copies de la Bible .
Jarre aux manuscrits de la mer Morte
AO 20147 Non exposée
En 1947 un jeune bédouin découvrait dans les grottes de Qoumrân plusieurs jarres en terre cuite. L’une d’elles est conservée au LouvreAE46.
Ces réceptacles renfermaient des fragments de plus de 200 rouleaux et les extraits de tous les livres des Ecritures hébraïques, à l’exception du livre d’Esther.
www.biblélieux.com
Un de ces rouleaux en cuir très bien conservé contenait entre autres la prophétie d’Isaïe. Il est d’environ mille ans antérieur au plus vieux manuscrit AE47 reconnu du texte massorétique existant. La comparaison des copies révèle que la Bible n’a pas subi de changement majeur. Ces variantes négligeables, qui portent uniquement sur l’orthographe ou la grammaire et non sur la doctrine, attestent que les scribes juifs ont assuré une transmission extrêmement soigneuse et fidèle AE48.
« L’intervalle qui sépare la date
de rédaction des manuscrits originaux
de celle des documents les plus anciens
devient si minime qu’il est en fait négligeable.
L’authenticité et l’intégrité générale
des livres du NT peuvent être
considérées comme établies. »
Sir F. Kenyon AE45
« L’examen des papyrus nous permet de tirer une première conclusion importante,
à savoir qu’ils confirment l’exactitude générale des textes existants.
Les variations ne concernent que des choses mineures. »
Sir F. KenyonAE43
Lettre en écriture hiératique E 11006
Le mot hébreu pour livre, séphèr, est apparenté au nom sophér qui signifie scribe ou copiste.
Seuls les élèves des temples apprennent les hiéroglyphes, l’écriture sacrée.
Les autres s’initient seulement à l’écriture courante, l’hiératique. AE42
Lettre écrite sur papyrus E 25360
Sully Rdc salle 6
Le mot Bible vient du grec biblia ou « petits livres », dérivé d’un terme qui désigne la partie intérieure de la tige du papyrus.
Aucun des écrits originaux n’existe aujourd’hui.
Mais l’étude comparative des quelque 6000 manuscrits des Ecritures hébraïques révèle que le texte a été transcrit fidèlement AE43. Afin de favoriser la diffusion des Ecritures et de faciliter leur consultation, les premiers chrétiens ont fait œuvre de pionnier dans l’utilisation et l’édition du codex en remplaçant les rouleaux de parchemins par des livres à feuille AE44.
Les plus anciens codices chrétiens connus actuellement, et qui ont été préservés sous le climat sec d’Egypte, sont des papyrus. Le soin admirable apporté à la préservation du texte saint et à sa transmission confirme que « si l’herbe verte [se dessèche], la parole de notre Dieu, elle, durera pour des temps indéfinis. » - Isaïe 40:8 ; 1 Pierre 1:24.