Représenté avec une poitrine généreuse et un abdomen volumineux, ce génie de la crue du Nil est coiffé de trois papyrus émergeant de l’eau.
C’est le hiéroglyphe qui désigne le Delta, la Basse-Egypte (N 4613, salle 7 vitrine 6).
« Ce génie de l’inondation est parfois représenté tenant dans chacune de ses mains deux vases d’où s’échappe de l’eau.
C’est l’évocation des sources mythiques du Nil, tapi dans une grotte entourée de serpent de la terre. Cette image est à l’origine du signe zodiacal du verseau. » A141
Le Jour de l’An, que tout Egyptien respectait, était celui des temples et des campagnes lorsque Hâpy, l’Inondation, commençait à se répandre sur les terres. Il coïncidait avec les moments les plus chauds de l’année.
Souverains et prêtres transportaient la statue du culte sur la terrasse du temple afin de célébrer le renouveau du cycle annuel. Parents et amis échangeaient des cadeaux, notamment de petits vases remplis de l’eau sainte du Nil.
Cette statuette d’une petite chienne évoque l’étoile la plus brillante de la constellation
du chien : Sothis ou Sirius.
Elle réapparait dans le ciel vers la mi-juillet.
Cette étoile de la petite chienne,
la canicula, a d’ailleurs donné son nom à la période de l’année
à la chaleur parfois étouffante, savoir la canicule.
Figurine de Chienne E 27203
Ce phénomène précédait de peu l’arrivée de l’Inondation ; alors était fêté le Jour de l’An qui marquait le début d’une période s’écoulant entre deux crues du Nil.
La date du Nouvel An varie dans le temps et suivant les pays, mais on note toujours d’étroites et surprenantes analogies dans les coutumes liées à cette célébration. A137