Au milieu du bras, un godet aujourd’hui disparu contenait la réserve de grains d’encens, qu’on faisait brûler dans la cupule de l’extrémité.
Avant sa mise au tombeau, le cercueil (ou la momie) est dressé devant la chapelle de la tombe, reçoit des libations et des encensements, devant une table d’offrande chargée de nourriture.
Un officiant attouche sa bouche et ses yeux à l’aide d’instruments spécialisés afin de lui redonner l’usage de ses sens :
c’est la cérémonie d’ouverture de la bouche et des yeux, qui était accompagnée de la récitation d’un rituel.
« Les dieux aiment
les parfums »
dit un dicton égyptien.
On a pu noter de nombreuses analogies avec le rituel catholique, comme la communion du prêtre au moment de l’Eucharistie avec le soleil renaissant qui réapparaît au-dessus de la fleur de lotus ; la procession du Saint Père, portée sur des brancards, et entouré d’éventails analogues à ceux des égyptiens; la cérémonie rituelle d’intronisation de ‘ l’ouverture de la bouche et des yeux ’, destinée à procurer vie à la momie avant de l’introduire dans le caveau AE58.
‘ Sans doute les successeurs
de saint Pierre firent-ils des emprunts
au vieux rituel égyptien ’
Ch. Desroches Noblecourt
Dans la Bible, on trouve une allusion au commerce de l’encens en Genèse 37:25. Un mélange de gommes aromatiques fut prescrit aux Israélites à leur sortie d’Egypte uniquement pour un usage sacré et suivant une formule qui présentait un caractère exclusif AE28 (Exode 30:34-38).
Les encensoirs ne sont pas mentionnés parmi les ustensiles religieux durant les quatre premiers siècles.
Les premiers chrétiens refusaient de brûler de l’encens en l’honneur de l’empereur romain et même de prendre part à son commerce.
On ne trouve aucune trace de cette pratique dans un but religieux chez les premiers chrétiens AR97.
Dans le système chrétien « l’encens représente les prières des saints ». - Révélation 5:8.
Encensoirs E 11270, E 11655
Denon salle B, vitrine C 5, M 16