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Fêtes et traditions occidentales,

 
Carnaval et Pâques
 
Nadine Cretin (1999)
           
Carnaval est la fête païenne la plus célébrée dans le monde chrétien. Que signifie Carnaval ? Quelle en est son origine ? Dans cet ouvrage pour tout public, Nadine Cretin présente les principales fêtes et traditions du calendrier occidental, en commençant par les fêtes du printemps et du Carnaval qui marque l’entrée du renouveau.
           

Fêtes et traditions occidentales

 

 

Nadine Cretin

 
 
 
Presses Universitaires de France (1999)
 
 
 
Déterminer l’origine d’une fête
demande une grande prudence :
aucune n’est jamais totalement
calquée sur une autre.
 
Beaucoup de fêtes liées aux
célébrations liturgiques recouvrent des célébrations païennes antérieures, 
liées elles-mêmes aux cycles cosmiques
qui rythment l’existence (page 4).
           
Le cycle de Pâques correspond à une très importante période de passage de l’hiver à l’été. Les réjouissances de carnaval précèdent un temps d’austérité, le carême, qui conduit les chrétiens à Pâques. Le mot carnaval vient probablement de carnelevare (du latin, enlever la viande) : il annonce le jeûne qui va suivre, dont il est inséparable. Ce mot pourrait aussi venir de l’antique journée liée au culte d’Isis, autour d’un bateau votif, le Carrus navalis (char naval), qui marquait la reprise de la navigation début mars (page 8).
           
Carnaval vient probablement de carnelevare (du latin, enlever la viande). Ce mot pourrait aussi venir de l’antique journée liée au culte d’Isis, autour d’un bateau votif, le Carrus navalis.  

Les origines de Carnaval
sont multiples
et lointaines

 
           
Historienne et anthropologue,
membre de la Société d’ethnologie
française, spécialiste des relations
entre le territoire et ses usages festif,
rituel et spirituel,
 
 

Nadine Cretin

a notamment signé Mon calendrier de l’Avent, aux éditions le Sénevé en 2007, et Fête des fous, Saint-Jean et Belles de mai, aux éditions du Seuil.

   
           
Les origines de Carnaval sont multiples et lointaines. Sa philosophie reste rigoureuse et sa coupure dans le temps, nécessaire et régulatrice : on tourne en ridicule, l’espace d’une fête, les institutions les plus sérieuses. Dans l’ancienne Babylone, lors de la fête des Sacées en juillet, un condamné à mort prenait la place du roi. Au moment du Nouvel An, à l’équinoxe du printemps, le roi se faisait humilier par le grand prêtre et devenait simple sujet. En Grèce, on célébrait Dionysos entre décembre et mars par des fêtes comprenant des jeux dramatiques aux origines du théâtre. Celles-ci recouvraient d’antiques cultes orgiaques liés au réveil de la nature (pages 10-11).

Les origines de Carnaval sont multiples et lointaines

 

L’Eglise a repris ces célébrations printanières, en les adaptant pour « être mises au service de la vraie foi, selon leur sens et leur symbolisme naturels. »

 
Quel est le regard de l’Eglise naissante ? « Elle a permis aux éléments et aux symboles extérieurs de se maintenir en de nombreux cas, pourvu que leur usage fût changé en une signification authentiquement chrétienne. » (p 12)
 
Suivant l’endroit où il était célébré, à la campagne où il purifiait l’espace commun par des rites magiques, ou à la ville où il servait d’affirmation sociale. Les carnavals fêtaient l’expulsion de l’hiver que l’on voulait définitive et de la « Vieille » (année, mais aussi surnom qui qualifie le carême), ainsi que l’arrivée bienvenue de la saison nouvelle.  « Bouc émissaire visible et tangible », selon Frazer, un mannequin de paille, personnification du carnaval, est aujourd’hui encore mis à mort. Son enterrement donne lieu à un joyeux adieu public au gras.
     
 

Elle a aussi permis aux éléments et aux symboles extérieurs de se maintenir en de nombreux cas,

pourvu que leur usage fût changé en une signification authentiquement chrétienne.

 
           
Ces fêtes carnavalesques, joyeuses et relâchées, reflètent bien dans leur complexité les dimensions essentielles de toutes les autres fêtes de l’année. L’Eglise a repris en partie ces célébrations printanières, en les adaptant pour « être mises au service de la vraie foi, selon leur sens et leur symbolisme naturels. » (page 12)

Fête de Pâques, renaissance de la végétation et fécondité

La fête de Pâques est associée à la renaissance de la végétation et de la fécondité. Le nom anglais d’Easter AA106 (Pâques) est forgé à partir d’un radical indo-européen comme le sanskrit usra qui a donné le latin aurora. La divinité Eostre ou Ostara, déesse de l’Aube, s’assimile à la déesse nordique Freyja. AA105
 
L’Eglise célèbre à Pâques le mystère de la Résurrection du Christ, trois jours après sa mort. Cette « solennité des solennités » est la plus importante fête chrétienne. La date de Pâques a été fixée, lors du concile de Nicée en 325, au dimanche qui suit la pleine lune venant après l’équinoxe du printemps (page 35).
           
 

La fête de Pâques est

associée à la renaissance de la végétation et de la fécondité.

   
La date de Pâques,
mystère de la Résurrection
du Christ,
 a été fixée en 325
lors du concile de Nicée.
 
           
La nuit de Pâques, l’eau et le feu, éléments de purification, sont à l’honneur pour marquer ce temps de passage de l’hiver à l’été. Coups de feu et pétards résonnent encore dans certaines régions germaniques. La coutume orientale du balancement a une fonction exorciste, en cognant les démons qui pourraient s’approcher, pratique voisine de celle des cerfs-volants aux dessins effrayants pour les éloigner (page 37).
           
 
 
L’œuf est un symbole
universel très ancien,
 
 lié à la vie et
à l’origine du monde
 
 dans de
nombreuses légendes.
     
           
Il faut noter à Pâques l’importance du jardin, de l’œuf et de la nuit, qui traduisent trois souhaits liés à la fertilité, à la fécondité et à la lumière. L’œuf est un symbole universel très ancien, lié à la vie, à l’origine du monde dans de nombreuses légendes. Cet emblème de vie éternelle et de perfection accompagnait parfois les morts dans l’au-delà, et on en a retrouvé dans des tombes sumériennes d’Ur, en Suède et en Russie. AA107
 
Pour nadine Cretin, ces fêtes chrétiennes de Pâques soulignent la période d’alternance entre la mort et la vie renouvelée. L’homme, croyant ou non, aurait ainsi besoin de donner à sa vie une dimension sacrée et la possibilité d’accéder à l’immortalité.
           
           
           
           
           
           

 





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